Plaisir : une gêne

e parais être dans le contrôle, comme si la crainte de me laisser dépasser par des sensations inconnues prenait le pas. Peut-être dois-je assimiler le plaisir à sa dimension animale. Et m'y abandonner peut s’accompagner de peurs qui y seraient associées. Mon rapport à la sexualité semble complexe. De nombreuses croyances autour du plaisir et de comment une femme doit se comporter, ne me facilitent pas les choses. Sans doute perçois-je toujours comme dérangeant le fameux slogan : « Jouir sans entrave » de Mai 68 !

Ma sexualité semble empreinte de gêne. Sans doute je me contrôle pour des raisons qui ont trait à mon histoire personnelle. Des expériences difficiles sur le terrain de l’intime ont pu bloquer à la fois la confiance en moi, en mon corps, mais aussi dans le rapport à l’autre. Mon partenaire n’est peut-être pas vécu comme un allié, mais une sorte de prédateur, et je me garde bien de devenir sa proie.

Pour aller plus loin : M'autoriser à me faire plaisir, dans ma vie quotidienne, est un premier pas. Se faire plaisir équivaut à se prendre en compte : savourer des cerises, marcher pieds nus dans la rosée, écouter une musique qui m'est agréable… Ressentir est le mot-clé. Le plaisir est une affaire toute personnelle. Comprendre ce qu’il signifie vraiment pour moi, peut m'aider à lever certains blocages dans la relation à deux. Bien sûr, si j'ai vécu certains événements douloureux, mieux vaut également consulter un spécialiste.

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